Analogique Chronologique Au hasard
L’estrapade



Jacques Callot - L'Estrapade





















Aux villes les verticales, les hauteurs, les hauts toits,
les cloches, le silence des murailles, le grave et général
balancement des cloches, la poussière des sols
tassée par les pas et les roues, la foule.

En haut du mat, seul, central, suspendu, genoux
remontés, pieds groupés vers les fesses, comme enfant
suspendu par les mains, nœud qui tient tout, voyant le
vide – comme jamais ne le vit. Bientôt tout lâchera.

Les vainqueurs roulent du tambour, et les fusils
sont parallèles. Ils travaillent sur instruments spéciaux,
soigneusement conçus, installés à l’avance,
prenant le plus large espace — et conversent.

On le laissera tomber, retenu par la corde, à deux pas
du sol – et on le remontera autant de fois qu’il le faudra,
le lâchera encore, chute à le rompre, comme un sac
de larmes. Et le suivant regarde, mains attachées –

marche vers l’épreuve qu’il connaît.



Plusieurs poèmes de cette série d’après J. Callot ont été lus le 6 avril 2010, lors d’un "diwan" de L’Hippocampe associé - et, en début de soirée, deux suites de Changeons d’espace & de temps. Musique improvisée au saxo par Fred Wallich. On en trouve un enregistrement ici. Les poèmes d’après J. Callot commencent à 4:50.

Sur imagine3tigres :
Les guerres qu’il ne fit pas
Le pillage et l’incendie d’un village

En revue :
"La bataille" et "Le pillage d’une ferme" dans Chos’e n°2, la revue en libre accès d’Henry Chiparlart
"L’enrôlement des troupes", "Le pillage d’une ferme" et "La roue’ dans le n° de printemps 2010 de remue.net


Catalogue en ligne de l’œuvre gravé de Jacques Callot.