Hommes armés gardent l’église, regardent le pillage,
ne servent à rien. Il a protesté. On le prend à la gorge.
On le tue. Elle est allongée, en chemise, sans vie.
Il est allongé, bras levés, sans vie. On passe devant.
On pousse les villageois, mains dans le dos attachées.
Un piquier y suffit. Et on remplit les chariots.
On vide les maisons. On emmène les chevaux,
les brebis. Un bâton y suffit. Et les images gravées
vont durer – imaginations, inverses, adverses.
Le pillage et l’incendie d’un village a été lu le 6 avril 2010, lors d’un "diwan" de L’Hippocampe associé, avec d’autres poèmes de cette série d’après J. Callot - et, en début de soirée, deux suites de Changeons d’espace & de temps. Musique improvisée au saxo par Fred Wallich. On en trouve un enregistrement ici. Les poèmes d’après J. Callot commencent à 4:50 et Le pillage et l’incendie d’un village à 8:19.
Sur imagine3tigres :
L’estrapade
Les guerres qu’il ne fit pas
En revue :
"La bataille" et "Le pillage d’une ferme" dans Chos’e n°2, la revue en libre accès d’Henry Chiparlart
"L’enrôlement des troupes", "Le pillage d’une ferme" et "La roue’ dans le n° de printemps 2010 de remue.net
Catalogue en ligne de l’œuvre gravé de Jacques Callot.